Parmi les cadres, un taux de femmes de 36 % seulement.  Un écart qui se creuse puisque 28% des femmes managers gagnent en moyenne 10% de moins que leurs homonymes masculins (contre -7% en 2015).

Lisez notre analyse complète qui porte sur 3 thèmes : l’embauche, la promotion et la rémunération.

Concernant l’embauche : l’accord triennal avait pour objectif d’améliorer la féminisation de services masculins comme la DSI, et la masculinisation de services historiquement très féminins comme le RAC et le SEB. Nous constatons peu d’avancées sur le sujet car les hommes sont toujours représentés à 70% à la DSI (où se trouvent majoritairement les cadres) et les femmes à 70% à la production où les emplois sont classés en TMB.

Concernant la promotion : 60 % des changements de classification chez les TMB concernent des Femmes et 40% des hommes, ce qui peut paraitre à priori satisfaisant, mais qui reste malgré tout en deçà de la représentativité des femmes dans cette catégorie (73% de Femmes et 28% d’hommes !).

Coté CADRE, 1 seule femme CADRE a été recrutée en 2016 et 1 également en 2017. Avec le jeu des arrivées-départs, l’absence de promotion de femmes au statut Cadre en 2 ans et enfin, l’absence de recrutement féminin sur un poste de manager (bien que 4 postes aient été ouverts), l’objectif de 46% de Femmes cadres inscrit dans l’accord triennal est bien loin d’être atteint. Au contraire, le taux de femmes Cadres chute de 38% en 2015 à 36% en 2017 et le taux de femmes managers de 32% à 28%.

Heureusement le plafond de verre des femmes « DIRECTEUR » sera crevé en 2018 avec la nomination de 2 femmes Directrices en 2018, pour les 50 ans de l’entreprise…

Concernant la rémunération : le jeu des revalorisations individuelles semble avoir été efficace, puisque les écarts de rémunérations moyennes constatées fin 2015 sur les classifications E, F et G se sont résorbés à fin 2017. De même, sur la classification H (cadre non manager), l’écart de -12,5% constaté sur les salaires minimum H/ F du niveau H s’est amélioré en n’étant plus que de -5,12% à fin 2017 (ce qui représente environ 1800€ de moins pour la Femme cadre par rapport à son homonyme masculin).

Cependant les écarts de rémunération se creusent pour nos 28% de femmes managers puisqu’elles gagnent en moyenne 10% de moins que leurs homonymes masculins (contre -7% en 2015).

Conclusion :

Il reste beaucoup à faire et nous n’avons pas senti une volonté forte de la part de la Direction Générale. Loin de là…. D’ailleurs l’accord Egalité Hommes Femmes qui s’est terminé en décembre 2018, n’a pas encore été renégocié (il parait que l’on manque de temps !)

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